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4 stratégies du bonheur

Jean Krakowiecki

Lundi 11 juin

La Psychologie Positive  a permis d’identifier certains comportements qui augmentent le bien-être de manière efficace. Ceux-ci s’articulent autour de quatre grands thèmes : la gratitude, la générosité, les plaisirs du quotidien et l’optimisme.

 - La gratitude :

selon Yves-Alexandre Thalmann, il apparaît que les personnes qui expriment régulièrement leur gratitude à autrui ou la consignent dans un journal voient leur bonheur augmenter. “Non seulement la gratitude fait du bien à celui qui l’éprouve, mais elle nourrit également celui qui la reçoit. Le destinataire voit en effet son besoin de reconnaissance momentanément comblé, en plus d’être valorisé pour ce qu’il est ou ce qu’il a fait {…}”.

 - La générosité :

 elle s’accompagne d’émotions agréables et nourrit une image positive de celui qui la pratique. “Celui qui se montre généreux ne fait donc pas seulement du bien aux autres, il s’en fait aussi à lui-même. Ce bien-être est la récompense directe de son geste”.

- Les plaisirs du quotidien :

le psychologue hongrois Mihaly Csikszentmihalyi, figure de proue de la Psychologie Positive , nous incite à nous “inventer des activités qui soient vécues de façon aussi gratifiante que possible. Cela paraît simple, mais les habitudes et la pression sociale engendrent une telle inertie que les gens ne savent même plus distinguer ce qu’ils aiment faire de ce qui les fatigue et les déprime”. Pour lutter contre l’adaptation hédonique, la PP préconise de multiplier et de diversifier les petits plaisirs du quotidien.

- L’optimisme :

au sens psychologique du terme, il fait référence à une façon de considérer les événements par opposition au style pessimiste. Face à un échec, le style pessimiste va attribuer une cause à la fois propre (interne), stable (qui ne varie pas dans le temps) et général (qui s’applique à d’autres situations).

Le meilleur exemple est la phrase “Je suis nul”. Or, dans ce genre de circonstances, il faudrait émettre des attributions externes, temporaires et spécifiques comme par exemple “je n’ai pas réussi ma chantilly parce que ma crème n’était pas assez froide”. Il ne s’agit pas non plus de rejeter la responsabilité de tous nos échecs et de s’attribuer tout le mérite pour les choses positives qui nous arrivent : “Certaines réussites nous incombent, alors que d’autres relèvent de la chance ou de l’intervention d’autres personnes, de même pour les échecs”, conclut Yves-Alexandre Thalmann.